Les heures magiques

Fév
9

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Château de Joux (Doubs) à l’aube, Août

Galen Rowell (1940-2002) expliquait que son rôle de photographe consistait à apporter une vision très personnelle à des paysages souvent célèbres en recherchant les instants où l’atmosphère et la lumière les subliment. Lors de ses randonnées photographiques, il partait en quête des « heures magiques ».

« Deux fois par jour, la lumière froide et bleue de la nuit vient se mêler avec les tons chauds de la lumière du jour. Pendant près d’une heure, tôt le matin ou tard le soir, les valeurs de la lumière se mélangent et créent des combinaisons sans fin, comme si quelqu’un dans le ciel secouait un kaléidoscope. Cet effet ne s’impose pas directement quand le soleil se lève ou se couche, mais quand ses rayons s’épanouissent en faisceaux qui irradient de toute part le pays et le ciel encore enveloppés de la lumière froide du crépuscule. »

Travaillant avec les éléments, il considérait que pour de bonnes photos, il ne suffisait pas seulement « d’être là au bon moment », mais qu’il fallait souvent courir après le bon moment. « Une bonne condition physique n’est pas superflue. »

Il s’inscrivait en faux contre l’idée largement diffusée qu’une bonne photo, c’est d’abord la perfection technique ! Non, le plus important, c’est l’émotion.

« Quand quelque chose dans un paysage te donne un sentiment fort, quand tu ne peux pas t’empêcher de dire « Whaou ! », alors c’est le bon moment. A l’inverse, si tu ne ressens rien, alors ta photo ne pourra jamais communiquer d’émotion à personne. En voyant les choses comme ça, on est bien parti pour trouver le moyen de communiquer cette émotion ».

Pour découvrir le travail de Galen Rowell : www.mountainlight.com

Pour aller plus loin sur le sujet, mon tutoriel : Le bon moment – Du concept d’une image : http://www.panoram-art.com/artiste-tutoriel-bon.moment.html

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