Préparation physique pour la photo de paysage

Sep
9

13823-france-Seine-Maritime-Statue-de-Flaubert-Place-des-Carmes-Rouen-panorama-sentucqTraversée à pied du Salar d’Uyuni
(nuits glaciales, lumières intenses, vent constant, altitude de 3700 m)

La photographie de paysage demande une bonne forme physique. Marche d’approche souvent au pas de course, températures fraîches lors de l’attente immobile à l’aube, franchissement d’obstacles divers et variés pour atteindre l’emplacement idéal… Sans parler du fait que l’on a à transporter un équipement lourd sur son dos du matin au soir. Que l’on doit apprendre à dormir dans n’importe quel lieu et situation et par petit bout.

Etre en bonne condition physique peut faire la différence entre une prise de vue réussie et un déplacement infructueux. Voire de plus graves conséquences en montagne ou dans des lieux sauvages plus généralement. Je me suis d’ailleurs inscrit à des stages de survie pour mieux connaître le fonctionnement de mon corps et savoir gérer, entre autres, ma température et passer la nuit en cas de blessures incapacitantes. Connaître ses besoins hydriques pour gérer sa fatigue, éviter les claquages et déchirures… l’enseignement de tels stages est complet et extrêmement fouillé.

Pour ma part, j’aime être actif et m’entraîner quotidiennement pour rester en forme. J’acclimate progressivement mon corps en automne à résister au froid. Chaque semaine je fais du cardio, des étirements en profondeur, je travaille le diaphragme (respiration ventrale), je surveille mon alimentation et j’écoute mon corps… Et je pratique la méthode de musculation au poids de corps Lafay (sans matériel). Se maintenir en forme implique un entraînement rigoureux.

Ainsi si je repère un changement de lumière et des conditions idéales à un kilomètre de ma position, je peux bondir, grimper, me hâter, avaler quelques centaines de mètres de dénivelés si besoin… une excellente forme constitue un véritable avantage. Et c’est de toute façon obligatoire si l’on travaille dix jours d’affilés par tout temps et à un rythme soutenu.

NB : Bien sûr si l’on souhaite être accompagné de temps en temps par sa/son conjoint, il est préférable qu’elle/il soit dans un état de forme approchant 😉

Pour aller plus loin, j’ai vu quelques bons trucs à prendre dans le Parkour, l’art du déplacement. Et dans d’autres méthodes… Grappiller par ci par là tout ce qui est bon pour son corps et qui est suffisamment doux pour éviter les accidents.

En photographie – et dans son existence en général – c’est l’attention à soi et à ses besoins qui motive pour apprendre à avoir une bonne hygiène de vie. La récompense est l’oubli de son corps pour s’ouvrir pleinement aux spectacles de la nature.

http://stages-survie-ceets.org
http://methode.lafay.free.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parkour

2 réflexions au sujet de « Préparation physique pour la photo de paysage »

  1. MalausseneCM

    Merci pour toutes ces informations concernant, prises de vue, expositions. Je prends mon temps pour lire et relire vos expériences. Fanatique de photos et de randonnées, je suis comblée par vos articles.
    Je fais le choix pour ensuite faire la commande d’une toile panoramique pour un décor mural qui me donnera l’illusion d’être ailleurs.
    Merci pour le rêve de ces paysages et couleurs

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