Les autres dimensions du paysage

Déc
9

13784-france-Alpes-Maritimes-Foret-de-Setriere-Mercantour-panorama-sentucqSe carapater dans une forêt de mélèzes pour y puiser la substance poétique du monde

« L’étendue véritable n’est point pour l’oeil, elle n’est accordée qu’à l’esprit. » (Saint-Exupéry)

Depuis 15 ans je capte des lucarnes panoramiques, précises et choisies, découpages sélectifs sur ce qui reste d’harmonieux et de merveilleux. Je me bats pour la beauté qu’exalte ces paysages aptes à nourrir l’âme et le cœur.

Il existe aujourd’hui des photos de tout sur Terre. Cette surabondance parasite notre perception du réel et notre attention finit par se lasser de l’ordinaire. Toute l’imagination se retrouve obligée de partir dans une autre direction pour retrouver une connivence avec l’univers.

La géopoétique est aux yeux de son fondateur, Kenneth White, « l’étude des rapports intellectuels et sensibles entre l’homme et la Terre, en vue de l’élaboration d’un espace culturel harmonieux ».

Pour ma part, afin de percevoir poétiquement le monde qui m’entoure, il me faut fusionner* à la totalité de ce qui existe, afin que les montagnes, les arbres ou les nuages m’emplissent de leurs présence. L’exploration des autres registres du réel me conduit à vagabonder dans des paysages qui me ressemblent, en quête de sensations créatives aptes à capter un monde vivable.

* Les 5 vertus du « sans forme » (le Tao) : le retour à la nature, le détachement et l’effacement, la non-intervention et la concentration

2 réflexions au sujet de « Les autres dimensions du paysage »

  1. Lydie Delalande (membre de Association Franco-Ecossaise/Paris

    Bonjour et merci pour vos voeux. Je vous souhaite une bonne année 2014 et la réalisation de nouvelles belles photos pour nous émerveiller des beautés qui nous entourent.
    Pourquoi ne pas faire un calendrier avrc une sélection de vos cartes postales ?

    cordialement
    L. Delalande

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  2. Huret

    Bonjour,
    je suis soufflée par la poésie et la présence de vos photos de paysages.
    Il y a « quelque chose en plus » qui les distingue de la surabondance des images actuelles.
    On s’y arrête. Une incitation à la contemplation, une envie de s’absorber physiquement dans ces lieux.
    Bravo !

    Sylvie Huret, graphiste

    Répondre

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