Les avantages du panoramique 6×17

Avr
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Cet article est un complément de ce pdf de 2009 présentant cette énorme bête qui fut mon premier compagnon panoramique.

fuji-6x17

Pendant 11 ans, de décembre 1997 à novembre 2008, j’ai utilisé le boîtier panoramique Fuji 617 qui permet de prendre 4 diapositives 5,6 x 16,8 cm par film 120 (moyen format). Les fichiers résultants (après scan) font plus de 100 Mo. Seul un dos numérique coûtant plusieurs dizaines de milliers d’euros1 permettrait d’approcher cette résolution. La méthode d’assemblage numérique est donc la seule voie raisonnable adaptée à tous les budgets.

Par rapport à celle-ci, le 617 présente plusieurs bénéfices et continue logiquement d’avoir des adeptes dans le monde entier :

– le viseur panoramique permet d’arranger les éléments de la photo au moment de la prise de vue : la composition donne réellement une impression de panoramique.2

– pour les sujets en mouvement, comme les vagues, ou la photographie de sport, il peut être difficile ou impossible d’assembler les images de façon parfaite.

– pour les lumières changeantes, par exemple lorsque le soleil ou la lune se déplace dans des trouées de nuages, changeant sans cesse l’éclairage de la scène.

– pour les longues poses au crépuscule afin de donner du mouvement aux nuages ou un effet éthéré à la mer, si chaque expo est de 5 min et qu’on veut assembler 4 images on a besoin de 20 min et les couleurs du ciel auront beaucoup variées entre temps.

– pour les photos de nuit, lorsque l’on souhaite que la traînée produite par les phare d’une voiture occupe une grande part de la composition.

Des solutions existent néanmoins en numérique qui consistent à juxtaposer plusieurs appareils côte à côte. Utilisés par des scientifiques, les adeptes d’images 3D ou pour le projet Google street-view, je n’ai pas connaissance d’utilisations à but artistique de cette méthode.

Les trois objectifs 90, 180 et 300 mm restituent le champ horizontal des focales 19, 39 et 64 mm en 24×36. Je les ai utilisé dans un ratio 62-20-18%.

La perspective apparente change (compression). Avec le 90 mm, on évite les inconvénients de son équivalent grand-angle 19 mm : pas d’exagération du premier plan ni un sujet principal rejeté au loin dans l’image et noyé dans le « grain » des pixels. La méthode par assemblage restitue grosso modo les différents plans comme la vision humaine les perçoit, soit l’étalement d’un 45mm (j’utilise un 35mm en position H ou un 50 mm en position V).

1 La Seitz 6×17 Digital utilise un dos par balayage et ne peut s’utiliser qu’en présence d’une lumière suffisante. A l’aube une exposition de 1s nécessitera ainsi plus de 10 minutes de scan…
Quant aux dos numériques (Leaf, Phase One…) ils ne proposent pas encore de 120 Mp (sachant les 80 Mp actuels hors de prix…)

2 J’utilise également des viseurs pour ma méthode par assemblage, article à venir

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