L’art agit sur le cerveau

Oct
17

J’entame une nouvelle série de billets sur la création artistique. Pas de plan ni d’articulation précise, mes pensées, mes lectures, en vrac, dans le pur esprit blog 😉

15552 Hêtraie sommitale du Mont-Beuvray, ancien oppidum gaulois de Bibracte, Morvan, NièvreNe pas lever le voile (de brume) pour garder le mystère – Mont-Beuvray, mai 2016

C’est la thèse du neurologue Pierre Lemarquis. Face à une œuvre d’art qui nous réjouit (littéraire, picturale ou musicale), nous activons notre système du plaisir et de la récompense, notre empathie, nos neurones miroirs. Nous imitons et entrons en résonance avec l’esprit du créateur qui s’incarne et nous métamorphose (en réactivant la plasticité de notre cerveau). Avec ce florilège d’émotions qui fait chavirer peut se produire un effet thérapeutique, une régénération spirituelle qui nous ressource en profondeur, qu’Aristote appelait catharsis.

« L’art, c’est le reflet que renvoie l’âme humaine éblouie par la splendeur du beau » (Victor Hugo)

Les philosophes ont, les premiers, pressenti l’impact de l’harmonie et des créations artistiques sur notre santé.
Robert Vischer donna un nom au processus en 1872 : l’empathie esthétique, le ressenti de l’intérieur. Véritable simulateur d’émotion, elle entraîne dans des territoires inexplorés, aide à se connaître et à mieux comprendre les autres et le monde qui nous entoure.
La beauté permet de transcender notre existence, de mettre à distance nos problèmes, de remettre les choses à leur juste place. Elle accroît notre champ de conscience, nos possibles. Dès lors, on peut élaborer plus facilement des solutions créatives face à nos défis quotidiens.
En résumé, l’art nous fait du bien, crée du lien et nous aide à mieux nous connaître, participe à notre équilibre, développe notre empathie, permet d’explorer notre cerveau, développe nos capacités intellectuelles…

Dix années sont nécessaires pour développer sa créativité. La façon dont je perçois aujourd’hui le monde dépend de mes expériences, décisions et choix passés. Recyclage de ce qui s’est accumulé dans mon cerveau. Avec cette conscience qu’il me faut quotidiennement renouveler ma façon de penser. Car de mes pensées découlent mes émotions qui animent mes actions. Donc ma capacité de continuer à voir et de photographier différemment, en frappant l’imagination.
Il est plaisant de penser qu’une belle image, un paysage harmonieux puisse modifier le regard que l’on a du monde, comme un médicament.

« Si un homme traite la vie en artiste, son cerveau devient son cœur.  » (Oscar Wilde)

A lire : L’Empathie esthétique : entre Mozart et Michel-Ange, de Pierre Lemarquis (2015)
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