Archives de catégorie : Dessous de l’image

Batz-sur-Mer, presqu’île du Croisic

Juin
15

15871 Menhir, plage de Batz-sur-Mer, presqu'île du Croisic, Loire-AtlantiqueMenhir, plage de Batz-sur-Mer, presqu’île du Croisic, Loire-Atlantique

La plage Saint-Michel, et son menhir, bien abritée au fond d’une anse profonde. Le territoire de Batz comprend des falaises rocheuses et des plages de sable du côté de l’océan Atlantique, et une large étendue salicole côté nord-est et est. Ce petit bourg fut donc tout naturellement un haut lieu d’exploitation des marais salants de Guérande.
Avec une amie j’étais en repérage sur la côte sauvage de la presqu’île guérandaise. Arrivé au menhir de la Pierre Longue, la lumière s’est révélée plutôt flatteuse. J’ai trouvé un cadrage de près de 160° puis attendu un ballet de nuage. Le lieu s’y prêtant tout particulièrement, on est allé ensuite manger avec vue sur mer 😉

Les ponts couverts de Strasbourg

Juin
12

16041 Les ponts couverts de Strasbourg, Bas-RhinLes ponts couverts de Strasbourg, Bas-Rhin

Voici le panorama avec les ponts couverts enjambant les bras de l’Ill au cœur de la Petite France. Sur ces ponts s’intercalent quatre tours carrées crénelées imposantes. C’est la vue classique depuis le barrage Vauban. Voici la version de nuit, forcément une image HDR vu les énormes différences d’intensité lumineuse sur le paysage. J’ai également pris une version en lumière de fin de journée que je posterai plus tard.

Les dessous de l’image – Tranchades de Laquairie

Août
17

C’est une atmosphère de contrée énigmatique. Dissimulée dans une petite forêt, des failles profondes et sombres entaillent une falaise de lave. La roche déchiquetée semble avoir été victime d’un couteau géant, taillant au hasard. Les gens du coin ont appelé l’endroit « les Tranchades », comme tranchées. Un lieu à couper le souffle ! De vieux arbres viennent s’y échouer dans un chaos surréaliste. De l’eau goutte et ruisselle en permanence, favorisant l’envahissement des crevasses par une exubérante végétation : incroyables épaisseurs de mousse, fougères immenses, lianes folles…

15234 Tranchades de La Quairie (ou Laquairie) (Cantal), Octobre

Voici un des lieux les plus sauvages de France, un labyrinthe sombre et silencieux quasi inconnu où je retourne en pèlerinage régulièrement. Autrefois balisé on y amenait des classes de Condat. A notre époque du risque zéro, le lieu est « interdit »* donc fréquenté par les amoureux, les aventuriers et les fous 😉 Une seule tranchée surnommée « l’autoroute » est empruntée par les rares personnes qui trouvent l’entrée. Les parois tombent à pic, jusqu’à 30 mètres de profondeur, et se resserrent, parfois, à 1 mètre de largeur. C’est de la balade engagée, on gravit les éboulis, on se faufile, on enjambe les troncs d’arbres. L’eau qui suinte de la pierre sur les éboulis branlants rend chaque pas périlleux. Chaque descente dans une tranchée a son lot d’impasses et l’on peut mettre du temps à trouver la sortie.

J’adore ce chaudron glacé et humide. La nature des origines, avant que l’homme aménage tout, devait ressembler à ça. Une jungle folle et calme. Un silence abyssal, percé par de rares cris d’oiseaux et les petits vrombissements des moustiques. On s’attend à croiser à tout moment Indiana Jones. Moins inaccessibles que les Tépuis du Vénézuela, ce chaos surréaliste se trouve en plein Cantal. Je le déconseille aux personnes sujettes au vertige et à la claustrophobie (surtout s’ils ne sont pas très bons en orientation). Avec l’effet du stress on pourrait paniquer et se mettre en danger. A l’inverse j’ai un ami qui s’y rend comme moi régulièrement et apprécie de camper sur l’un des innombrables mini plateaux entourés de tranchées donc de vide.

Pour capter ce microclimat propice au vert et aux rêves, il me fallait un site qui soit un saisissant raccourci des tranchades. A vrai dire c’est impossible tellement nombreuses sont les ambiances. Cette image couvre 210° et a été prise avec 3 photos au fisheye. Les passages sont étroits et ne permettent pas de prendre du recul. Cela nécessite par conséquent de cadrer large pour restituer un peu de la sensation d’espace ressentie sur place. Après, même sans espace, cette technique (d’assemblage au fisheye) permettrait de donner des airs de salons à vos toilettes… Pour donner l’échelle à ce lieu tolkienien, c’est mézigue, avec une veste bleue et un chapeau de paille. Je sais bien qu’une image ne peut pas restituer cette contrée. Ce texte est donc là pour aider au transport.

Commune : Saint-Amandin, tout proche de la confluence de la Santoire et de la Grande Rhue
Visite : entrée libre et gratuite, sortie… si vous la trouvez. Bah je plaisante !

* Vous ne trouverez aucun panneau. Les tranchades reposent en partie sur des parcelles privées mais rien n’en fait état. Pour la commune, officiellement elles n’existent pas.

Trémolat Cette image englobe 260°, j’ai utilisé un 24mm, une rangée de photo en haut, une autre en bas, 17 images en tout, de la pure folie en adéquation avec le site. La 3D me semble impossible à restituer. On voit bien l’étroit chemin d’où je viens. Mais pas la descente raide située juste après les fougères devant moi. Ce que vous voyez à droite de l’arbre tombé ce sont bien les falaises encadrant le chemin mais entre les fougères sur le sol et les parois c’est le vide, plusieurs mètres. Avec une chemise blanche c’est encore bibi. A moins d’amener quelqu’un, vous ne verrez personne dans cet endroit.

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Les dessous de l’image – Cingle de Trémolat

Août
24

14851 La Dordogne à la cingle de Trémolat (Dordogne), Avril

Une image très compliquée. On englobe 180°, beaucoup d’informations visuelles.
3 jours sur place en avril et un en mai.

Du cadrage :
C’est une projection sphérique, le résultat final correspond donc à ce que l’on voit lorsqu’on le tourne l’appareil sur son axe de rotation.
Pour une meilleure lisibilité, je souhaitais que de gauche à droite apparaisse la dalle puis qu’elle disparaisse puis qu’enfin il y ait un rappel de celle-ci. L’impression est ainsi celle d’un tremplin qui ne cache pas tout le premier plan (effet plus aérien). La forme de la dalle de pierre n’autorise qu’une position très précise de l’appareil photo dans l’espace afin d’y arriver.
Là où disparait visuellement le roc, il est en fait horizontal juste en dessous.
Ce point de vue n’est pas indiqué et pour avoir sillonné les chemins sur plusieurs kilomètres à gauche ou à droite, je pense que c’est le seul qui ménage une telle vue sur la boucle.

Des couleurs :
En mai j’ai réuni ce que je pensais être les meilleures conditions météo, un beau ciel, un soleil très bas dans le ciel créant des ombres allongées juste avant que la falaise à droite ne soit trop sombre et que la dalle ne projette pas une ombre trop importante sur la forêt. Résultat, en revoyant l’image je la trouve terne, avec des teintes trop vertes.
J’y suis retourné en mai car je n’avais pas réuni toutes les conditions en avril. Retour un mois avant.
C’est avant tout la couleur des champs qui m’impressionne. Déjà certains voient apparaître des jeunes pousses. Mais globalement c’est l’optimal de nuances de couleurs. J’essuie plusieurs orages sous mon parapluie. Et une seule fois après la pluie j’ai cette combinaison de trouée de ciel bleu reflétant sa couleur sur la Dordogne et un vent quasi inexistant ne créant pas de ridules sur l’eau et renforçant ainsi le reflet du ciel. Mais le soleil n’éclairera jamais la totalité du paysage quand il revient subrepticement. J’ai donc gardé la meilleure série (celle de la combinaison que je viens de décrire) mais juste avant que le soleil éclaire de façon éparse le paysage.
J’y vois un avantage, cela renforce les couleurs. En effet c’est sous un ciel nuageux qu’on peut observer le maximum de nuances de couleurs.

Pour recentrer l’attention sur la boucle j’ai attendu que les nuages obscurcissent les lointains.

Trémolat

Trémolat, en mai. C’est vert… et triste !

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Les dessous de l’image – Château de Val

Août
7

14924 Château de Val cernée par la Dordogne, lac de Bort, Cantal

300 images au départ, un ciel somptueux avec son revers, des ombres portées sur les collines. Trouver une image bien éclairée pour chaque portion et tout équilibrer. Sans compter la question d’assemblage des images pour la partie lac. Hier mes yeux se sont rendus. Grosse fatigue. Je reprendrai donc cette image plus tard.

Plus tard…
Ayant déjà réalisé par le passé une image évocatrice de ce château de conte de fée (lien), je me suis d’abord focalisé sur les points de vues donnant sur le lac ou les environs. Site du Mont, site de la pyramide, balcons du plateau Bortois, site aménagé de Bort-les-Orgues (avec une dizaine de tables de pique-nique)… Et à chaque fois s’asseoir sur un banc et contempler un rideau d’arbres qui nous dépasse de 3m. Vivement qu’une association élague tout ça et redonne un intérêt à tous ses points de vues. Seul le site de la Vie garde une vue sur le lac mais celle-ci est de moins en moins dégagée et la sensation de beau panorama n’est plus là.

Repérage un peu attristant mais en la charmante compagnie de l’écrivain-photographe-poète Jean-Pierre Lacombe qui m’apporte de précieux renseignements sur sa Corrèze. JP grand merci à toi, ne change pas.
Mais je digresse. Donc, pour la vue étendue du lac je repasserai. Le château redevient ma priorité mais c’est le lac et l’eau de la Dordogne qu’il me faut mettre en évidence. Après l’avoir examiné de près et sous tous les angles je décide de m’éloigner suffisamment pour redonner de l’importance à l’eau et aux berges. Après 3/4h de marche et de recherches je trouve le meilleur compromis. Le plus loin possible mais avant que la chapelle ne commence à se cacher derrière le château et perché sur un rocher à 3-4m de haut afin de prendre un peu de hauteur et dégager une sensation plus aérienne.
Objectif : rendre la sensation d’espace. Ce sera 130° de champ horizontal en projection panini (si l’image d’un sandwich vous vient alors cliquez ). Comme chaque image de ce projet elle est « fusionnée ». 4 phases (donc séries de 6 photos verticales) nécessaires.
La première : prendre le château tant qu’il n’est pas éclairé trop de côté.
La seconde : faire des va-et-vient de gauche à droite et saisir au moins une fois chaque parcelle de l’arrière-plan bien éclairée. Car c’est bien gentil de vouloir une flopée de nuages pour montrer la grandeur du ciel mais mon pauvre Hervé faut réaliser que ça va de pair avec d’innombrables ombres projetées qui balaient le paysage. Bien sûr il peut y avoir le miracle, quelques secondes où tout est éclairé mais comme… j’ai besoin de 30s pour faire ma série… Et puis il y a les autres étapes qui m’attendent.
Aussi, la troisième série consiste à attendre le ciel bien habillé pour la saison. Un bel équilibre entre le ciel bleu et les stratocumulus et tant qu’à faire une impression (subjective) de convergence vers le château pour le mettre en évidence au cas où il ne se verrait pas assez…
Quatrième série je mets mon filtre gris devant mon objectif qui ne laisse passer que 1/1000e de la lumière. Pratique en pleine journée pour passer par ex. de 1/30e à 30s d’exposition. Ainsi l’eau du lac prend des allures éthérées, ce qui aide à amplifier la sérénité du lieu et simplifie la composition donc renforce le reste. Lumineuse idée sur le principe. Mais la fusion… enfin pour la faire courte 2 jours entier de travail pour ce tableau, désolé mes yeux j’ai eu cette idée sans réfléchir à toutes les conséquences.
J’avais attendu dans un cinquième temps que le parking à droite passe à l’ombre le temps d’un nuage complice… mais mais mais mais… cela s’est avéré décevant devant mon écran. D’un coup de baguette magique (enfin plusieurs) la parking s’est vidé de ses voitures modernes ne laissant par enchantement que les motos et les voitures de collection présentes ce jour-là.
Évidemment la berge à gauche ferme l’image et permet de mettre un pied dans le paysage.

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