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Ceci n’est pas une photographie

Août
31

15323 Fort Louvois et pont de l'île d'Oléron, côte Atlantique (Charente-Maritime), FévrierFort Louvois et pont de l’île d’Oléron, côte Atlantique

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Retrouvez les dessous de cette image ici.
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Panoram’Art, c’est devenu pour moi aujourd’hui : l’art de cadrer large sans que cela se voie. Je suis donc un adepte de la projection pseudo-rectilinéaire dite ‘panini’ qui, seule, permet d’englober un champ de 105-180° sans vilainement étirer les bords de l’image (ce que fait la projection plane au-delà de 90°) ni courber les lignes de perspectives (comme le font tous les logiciels d’assemblage avec la projection cylindrique par défaut).

Panoram’Art, c’est aussi une interprétation surréaliste, une nouvelle façon de voir et d’enregistrer les choses, pour éviter d’être copié ou comparé aux autres. L’art de cultiver une ensorcelante et gratifiante énergie créatrice. Dans un monde submergé d’images insipides, je garde l’âme d’un pionnier explorant un monde poétique susceptible de retenir le regard et transporter les spectateurs.

Panoram’Art, c’est le recours à la fusion de plusieurs tranches de temps, capturées dans un seul projet planifié. La collecte de matière peut prendre de longues heures et nécessiter moult changements de réglages (temps d’expos, mises au point, filtres…) Tout cela requiert discipline et exécution rigoureuse. Le tableau assemblé fusionne plusieurs grands moments du spectacle observé et se veut fidèle aux souvenirs agglomérés dans ma mémoire. (Mais je ne m’interdis pas de capter un seul moment précis si cela suffit à magnifier un lieu.)

Panoram’Art, c’est un post-traitement de chaque image aux petits oignons car cette dernière phase prend une grande place dans ma vision artistique. Je m’efforce de maintenir un aspect naturel tout en contrôlant tous les aspects de chaque portion du cadre en termes de lumière et de couleur. Mais tout existe dans les fichiers photos pris par mon appareil. Je garde cet aspect documentaire de la photographie. Pour le reste, je ne m’impose aucune limitation.

Ceci n’est pas une photographie…

Je n’ai pas figé un instant ni un laps de temps continu. La prise de vue s’étend sur une heure, l’espace a été découpé en cinq tranches, chacune captée l’une après l’autre, j’ai retenu plusieurs moments, donc plusieurs balayages (pour le ciel, pour l’eau…). J’ai utilisé un filtre gris multipliant par 1000 le temps d’exposition afin de lisser les mouvements de l’eau.

Je n’ai pas saisi une portion de paysage tel qu’un objectif monté sur un appareil photo peut le faire. C’est le résultat d’une projection géométrique nécessitant plusieurs images prises au grand-angle. Seul un logiciel d’assemblage, des réglages personnels et, pour finir, des corrections ponctuelles sous un logiciel photo permettent de restituer ce « déroulé » de l’espace.

C’est un tableau photographique…

Prévisualisé au départ dans ma tête, de chez moi, c’est une invention, une création, qui enrichit notre monde visuel, donne des ailes à notre pensée, stimule notre imagination.

Sur place, j’ai collecté la « matière » à assembler, une centaine d’images avec des réglages différents. Il s’agit de capter l’esprit des lieux, le mettre en lumière, aller bien au-delà de ce qui est anecdotique, platement narratif, cliché…

Enfin, devant mon écran, j’ai « assemblé » chaque élément et peaufiné chaque détail. Comme avec un « pinceau » de lumière soulignant tout ce qui mérite d’être étudié ou déchiffré. Se détache ainsi du flot de données visuelles déversées par la télé et internet un étonnant tableau poétique qui transfigure la sobre réalité physique du monde qui nous entoure.

Note : Si un objectif pouvait cadrer 150° de champ horizontal, les bords seraient extrêmement étirés donc flous, les proportions… peu harmonieuses, l’impression laissée… déplaisante (voir la simulation ci-dessous).

Le fort Louvois, pont de l’île d’Oléron

Août
14

Situé à Bourcefranc-Le Chapus, au pied du pont de l’île d’Oléron, le Fort Louvois, imaginé par Vauban est le petit frère du Fort Boyard ! Edifié sur un rocher immergé à marée haute, ce fort d’allure médiéval défendait l‘arsenal maritime de Rochefort. Bourcefranc-Le-Chapus est un grand centre ostréicole du bassin de Marennes. En cette matinée, j’ai pu observer le ballet incessant d’entrée-sortie de bateaux à fond plat d’ostréiculteurs, les « plates ».

Voici un champ horizontal extra-large : l’assemblage de 5 images prises au 28mm, le boîtier en position vertical, 150° de champ horizontal, un défi pour ma projection pseudo-rectilinéaire. Si vous preniez cette image avec le mode panorama de votre smartphone, les fuyantes aux quatre coins de l’image se courberaient vers l’intérieur de l’image.

Afin de simplifier l’image (lisser l’eau et enregistrer un léger mouvement des nuages) j’ai utilisé un filtre gris allongeant de 1000 fois le temps d’exposition. Et je suis venu un jour où la mer recouvrait la route submersible au petit matin. Tout va assez vite et le moment idéal est celui où l’eau effleure les bords de la route entrant dans le cadrage, recouvrant ainsi la vase. Il reste encore assez de route immergé. Le timing est primordial, la marée est un facteur exigeant.

Spécial 20 ans – Mon premier panorama

Juil
29

73 Baie de Cannes et Massif de l'Esterel, Côte d'Azur, Alpes-MaritimesBaie de Cannes et Massif de l’Esterel, Côte d’Azur, Alpes-Maritimes

Fin décembre 1997, j’achète mon premier appareil panoramique, le Fuji G617.
J’habite alors Antibes Juan-les-Pins. La baie, son port sont les premiers clichés pris… mal pris plutôt. Tout est manuel. Il faut apprendre à insérer un film 120 et bien le tendre. Mesurer la lumière incidente avec un posemètre indépendant. Les premières diapositives sont sombres, le vignettage trop présent. Il faut diaphragmer suffisamment et bien utiliser le filtre gris concentrique afin d’homogénéiser la luminosité sur l’ensemble de l’image. Le pseudo-viseur indépendant occasionne des cadrages décentrés en haut et à droite par rapport à ce que je souhaite réellement saisir. Je fabrique un verre-dépoli à l’aide d’un calque, et, sous un drap noir, je vois enfin ce qui, dans le quadrillage du viseur, est réellement cadré. Quelques week-ends à domestiquer l’engin, je suis enfin prêt.

Pour ma première image, je choisis la baie de Cannes. Repérage sur la colline de Super-Cannes jouissant d’une vue panoramique sur la baie. Enfin… du moins au temps du funiculaire abandonné en 1966, car déjà à l’époque, en ce début janvier 1998, les innombrables villas serrées les unes contre les autres ne m’autorisent plus une percée assez large. Reste le pylône de l’observatoire dominant la gare d’arrivée. Désaffecté en 1986, les premières marches, à hauteur d’homme, manquent, certainement afin que personne n’accède au sommet. Mon amie Valérie (cf. page contact), m’aide à me hisser, moi et tout mon matériel, jusqu’à la première marche restante. Commence la marche dans l’escalier tournant et étroit, avec un pincement au coeur… cette tour est-elle désaffectée car délabrée ? … On se rend deux matinées tout en haut, bien avant l’aube. Finalement, je garde le panorama de ma première virée, le 18 janvier 1998.

Voici donc : la baie de Cannes avec, en toile de fond, les massifs de l’Esterel et du Tanneron, depuis l’observatoire de Super-Cannes.

PS : Ref. 7.3 soit la 3e image de ma 7e pellicule, chargée pour l’occasion. En comptant 4 images par film, il m’aura donc fallu 6 films d’essai soit 24 photos.

La « calanque bretonne » sur la presqu’île de Crozon

Juil
24

15851 Crique de l'île Vierge, Cap de la Chèvre, Presqu'île de Crozon, FinistèreCrique de l’île Vierge, Cap de la Chèvre, Presqu’île de Crozon, Finistère

Avec ses eaux aux couleurs tropicales et ses pins maritimes, la crique sauvage de l’île vierge est une petite merveille. Pour la décrire, rien de tel qu’un panorama embrassant 160°. Arrivé tôt dans l’après-midi, pour photographier l’arbre me servant de premier plan encore éclairé. J’en profite aussi pour capter un bateau de pêcheur. Mais… la mer n’est pas encore assez montée et le ciel nuageux tout à droite du cadrage se reflète de façon disgracieuse dans la mer. Il me faut attendre 2h que je vais occuper… à me baigner.

La plage est accessible par un chemin en zigzag pentu où il faut rester vigilant. A marée basse, la grève fait 200 m² et s’étend vers une grotte et une arche naturelle. Après avoir flotté dans l’eau un bon moment, suivi d’une sieste sur les galets bien ronds, il est temps de remonter saisir la partie droite de mon image, l’écume éclaircit enfin l’intérieur de la grotte, les nombreux baigneurs partent. Restent deux serviettes qui attendent un couple parti nager. Toutes les composantes d’une image « paradisiaque » 😉

Vignoble de Kaysersberg

Juil
7

16002 Vignoble de Kaysersberg dominé par son château, Vosges, Alsace, Haut-RhinVignoble de Kaysersberg dominé par son château, Vosges, Alsace, Haut-Rhin

Cette ville médiévale, dominée par son château, occupe une position stratégique entre l’Alsace et la Lorraine depuis l’époque romaine. Elle est également aujourd’hui sur la route de St Jacques de Compostelle.
J’ai cherché un emplacement qui mette en évidence l’église, le château et les vignes. Et je me suis rapproché au plus près des rangs. Certes, cela rend l’image moins aérée pour la circulation du regard, mais l’immersion dans le vignoble permet de distinguer les grappes de raisins. Deux mises au point décalées afin d’avoir net à la fois l’arrière plan et les feuilles les plus proches.

L’entrée du Vieux-Port de la Rochelle

Juil
3

15644 Les deux tours à l'entrée du Vieux-Port médiéval de la Rochelle, Charente-MaritimeLes deux tours à l’entrée du Vieux-Port médiéval de la Rochelle, Charente-Maritime

La vue, côté mer, au coucher de soleil.
Après la découverte de l’Amérique, aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce port a drainé plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle-France, donnant sans cesse plus d’importance à la ville. 135 degrés pour donner un aperçu des fortifications et de l’entrée du port gardé par ses 2 tours.

Mont des Alouettes, Vendée

Juin
27

15882 Moulins et chapelle néo-gothique au Mont des Alouettes, près du Puy du Fou, VendéeMoulins et chapelle néo-gothique au Mont des Alouettes, près du Puy du Fou, Vendée

Huit moulins à vent y ont été érigés. Ils servaient aussi de télégraphe optique pour annoncer des nouvelles. Seuls trois moulins ont subsisté, dont un fonctionne encore. Sur le site se trouve également une chapelle commémorative des Guerres de Vendée.

Près de célébrissime site du Puy du Fou, aux Herbiers, voici donc cet autre site très fréquenté. J’ai longuement cherché une composition panoramique convenable. A quelle hauteur couper le haut du moulin le plus proche ? Attendre l’ombre qui avance et obscurcit le premier plan peu intéressant, tout en resserrant l’intérêt sur les moulins.

Niedermorschwih, Alsace

Juin
21

15993 Niedermorschwihr, au pied des Vosges, Alsace, Haut-RhinNiedermorschwihr, au pied des Vosges, Alsace, Haut-Rhin

Voici un village entouré de coteaux viticoles qui permet une composition aux petits oignons. Convergence des routes et de la haie d’arbres vers les maisons. Douce ondulation de la ligne d’horizon. Attente d’un ballet de nuages.

Que l’Alsace est belle !

Route des vins d’Alsace, Ribeauvillé

Juin
19

16021 Route des vins d'Alsace, Ribeauvillé, dominé par les châteaux de Saint-Ulrich et de Girsberg et le donjon du Haut-Ribeaupierre, Vosges, Haut-RhinRoute des vins d’Alsace, Ribeauvillé, Vosges, Haut-Rhin

Dominé par les châteaux de Saint-Ulrich et de Girsberg et le donjon du Haut-Ribeaupierre, voici l’une des communes du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Je n’ai pas résisté à l’appel de la route champêtre et parfumée.
Une photo de la ‘Douce France’, tout en harmonie et simplicité.